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Attention : Le contenu de ce
chapitre concernant la rémunération peut être
modifié à tout moment en fonction de l’évolution
de la réglementation ; il n’a donc pas de valeur
contractuelle. Remarques importantes :
- A l’exception des handicapés et des RMIstes,
la rémunération par l’Etat des stagiaires de la
formation professionnelle est réservée aux
personnes inscrites sur la liste des demandeurs
d’emploi.
- Les droits à rémunération sont appréciés en
fonction de la situation à l’entrée en stage.
- Lors de l’entrée en stage, si la
rémunération est assurée par l’Etat, une demande
de rémunération sera établie. Selon la nature du
stage ou son financement, le montant de la
rémunération sera fixé soit par le centre AFPA,
soit par les ASSEDIC, soit par le CNASEA
(Centre National pour l’Aménagement des
Structures des Exploitations Agricoles). Pour
les stagiaires dont il fixe la rémunération,
c’est le centre de formation de l’AFPA qui
assurera chaque fin de mois la rémunération.
- Un stagiaire peut suivre une formation sans
être rémunéré, soit parce qu’il ne remplit pas
les conditions pour obtenir une rémunération,
soit parce qu’il le décide à titre personnel
(par exemple pour continuer à percevoir d’autres
avantages sociaux)
- L’abandon de la formation en cours de stage,
sans raison légitime, implique pour le stagiaire
le remboursement à l’Etat des sommes perçues au
titre de la rémunération.

Votre rémunération pendant le
stage
Vous êtes :
- 1.
Sans emploi, indemnisé par les ASSEDIC
•
En allocation d’Aide de Retour à l’Emploi (ARE)
ou sur le point de l’être • Au titre d’une
autre allocation
- 2.
Sans emploi, non indemnisé par les
ASSEDIC
• Le stage demandé dure moins
d’un an • Le stage demandé dure plus d’un an
- 3.
Demandeur d’emploi bénéficiaire d’un congé de
formation
- 4.
N’ayant jamais travaillé
• Jamais
travaillé • Handicapé à la recherche d’un
premier emploi • Mère de famille ayant eu au
moins trois enfants : Voir le n° 8 • Personne
(femme ou homme) seule chargée de famille : Voir
le n° 9 • Femme seule en état de grossesse
ayant effectué la déclaration de grossesse et
les examens prénataux prévus par la loi : voir
le n° 10 • Femme divorcée, veuve, séparée
judiciairement depuis moins de 3 ans : voir le
n° 11
- 5.
Salariés
• Salarié bénéficiaire d’un
congé individuel de formation (CIF) • Salarié
effectuant son stage dans le cadre du plan de
formation de l’entreprise (formation
continue) • Salarié effectuant un stage au
titre du « capital de temps de formation » •
Salarié bénéficiaire d’un congé sans solde
- 6.
Non salarié, artisan, agriculteur, profession
libérale, commerçant
- 7.
Agent titulaire ou non de l’Etat, d’une
Collectivité Territoriale ou de la fonction
publique hospitalière
- 8.
Mère de famille ayant eu au moins trois
enfants
- 9.
Personne (femme ou homme) seule chargée de
famille
- 10.
Femme seule en état de grossesse ayant effectué
la déclaration de grossesse et les examens
prénataux prévus par la loi
- 11.
Femme divorcée, veuve, séparée judiciairement
depuis moins de trois ans
- 12.
Handicapé ayant déjà travaillé
- 13.
Retraité
- 14.
Militaire en fin de contrat
- 15.
Remarques
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1. Sans emploi, indemnisé par les
ASSEDIC
Au titre de l’allocation d’Aide de Retour à
l’Emploi :
Le candidat percevant l’allocation d’aide de
retour à l’emploi avant le stage perçoit pendant
la formation une allocation qui s’appelle alors
l’allocation d’Aide au Retour à l’Emploi Formation
(AREF).
L’ARE et l’AREF sont « identiques » car versées
dans les mêmes conditions de montant et de durée.
Le montant brut de l’AREF est égal au montant brut
de l’ARE perçue au moment de l’entrée en
formation, soit pour une personne ayant travaillé
à plein temps : 40,4% du salaire journalier + une
partie fixe (9,94 €;) ou si plus favorable : 57,4
% du salaire journalier de référence. Dans tous
les cas, l’allocation brute journalière pendant la
formation ne peut être inférieure au montant «
plancher » de 17,34 € (valeur au 01/07/02).
Important :
Si la durée de la formation est inférieure à
celle de l’indemnisation en ARE et si le stagiaire
est toujours en recherche d’emploi à l’issue de sa
formation : l’intéressé continue à percevoir l’ARE
jusqu’à la fin de sa période d’indemnisation.
Si la durée de la formation est supérieure à
celle de l’indemnisation en ARE, l’Allocation de
Fin de Formation (AFF) peut prendre le relais.
Cette allocation de fin de formation (de droit
ou dérogatoire) est attribuée par l’ANPE au moment
de la prescription de la formation. Le candidat
est donc informé avant le début de son stage de
l’attribution ou non de cette AFF, d’un montant
identique à celui de l’AREF précédemment perçu
pendant la formation.
Au titre de l’Allocation d’Insertion (AI) ou
l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS)
Le stage est d’une durée inférieure à un an et
une activité salariée a été exercée pendant 6 mois
(910 heures) au cours d’une période de 12 mois ou
pendant 12 mois (1820 heures) au cours d’une
période de 24 mois : l’Etat peut assurer une
rémunération forfaitaire de 652,02€/mois.
Le stage est d’une durée supérieure ou égale à
un an , une activité de 3 ans (salariée ou non) a
été exercée et aucune allocation chômage n’a été
versée depuis la rupture du dernier contrat de
travail : l’Etat peut assurer une rémunération
équivalente à l’ARE soit 40,4 % du salaire
journalier de référence + une partie fixe (9,94
€;) ou si plus favorable : 57,4 % du salaire
journalier de référence.
2. Sans emploi, non indemnisé par
les ASSEDIC
L’Etat peut assurer une rémunération si :
Le stage dure moins d’un an
• 6 mois (910 heures) de travail sur une
période de 12 mois ou 12 mois sur une période de
24 mois (1820 heures) ont été effectués au cours
de la vie professionnelle : forfait
652,02€;/mois.
• La personne n’a pas ces durées de travail,
elle sera rémunérée en fonction de son âge :
- Moins de 18 ans :
-130,34 €;/mois - 18 ans à 20 ans : -310,39
€;/mois - 21 ans à 25 ans : -339,35
€;/mois - 26 ans et plus : - 401,09 €;/mois
Le stage dure plus d’un an
• 3 ans de travail au moins ont été effectués
et le stage dure plus d’un an dans la limite de 3
années : Rémunération mensuelle : environ 57 % du
salaire antérieur.
• 6 mois (910 heures) de travail sur une
période de 12 mois ou 12 mois sur une période de
24 mois (1820 heures) ont été effectués au cours
de la vie professionnelle : Forfait
652,02€;/mois.
• La personne n’a pas ces durées de travail,
elle sera rémunérée en fonction de son âge :
- Moins de 18 ans :
-130,34 €;/mois - 18 ans à 20 ans : -310,39
€;/mois - 21 ans à 25 ans : -339,35
€;/mois - 26 ans et plus : - 401,09 €;/mois
3. Demandeur d’emploi bénéficiaire
d’un conge de formation
Le demandeur d’emploi peut bénéficier d’un
congé de formation s’il a exercé une activité
salariale de 24 mois consécutifs ou non, chez un
ou plusieurs employeurs, au cours des 5 dernières
années dont 4 mois consécutifs ou non, sous
contrat à durée déterminée, au cours des 12
derniers mois précédant l’entrée en formation.
Le montant de la rémunération est égal à un
pourcentage du salaire moyen perçu au cours du ou
des contrats de travail à durée déterminée ayant
permis de justifier des conditions d’ancienneté
requises.
A défaut d’accord ou de convention (accord
national interprofessionnel ou professionnel,
convention de branche), ce pourcentage est fixé
selon les modalités définies pour les salariés en
Congé Individuel de Formation (CIF).
4. N’ayant jamais travaillé
Jamais travaillé ou les références de travail
sont inférieures à 6 mois d’activité sur 12 mois,
ou à 12 mois sur 24 mois : L’état peut assurer une
rémunération en tenant compte de l’âge :
• Moins de 18 ans :
-130,34 €;/mois • 18 ans à 20 ans : -310,39
€;/mois • 21 ans à 25 ans : -339,35
€;/mois • 26 ans et plus : - 401,09 €;/mois
Handicapé à la recherche d’un premier
emploi La commission technique d’orientation et
de reclassement professionnel – COTOREP – a
prononcé une reconnaissance de travailleur
handicapé : l’Etat peut assurer une rémunération
forfaitaire de 652,02 €;/mois.
5. Salarié
Salarié bénéficiaire d’un congé individuel de
formation (CIF) : La rémunération est maintenue
si l’organisme dont relève l’employeur en matière
de congé individuel de formation a donné son
accord pour financer le stage, avec un plafond de
deux fois le SMIC (au-dessus, une dégressivité
s’applique) Renseignements auprès de
l’employeur et de cet organisme.
Salarié effectuant un stage dans le cadre du
plan de formation de l’entreprise Formation
continue. La rémunération est inchangée et reste à
la charge de l’entreprise.
Salarié effectuant un stage au titre du «
capital de temps de formation » : La
rémunération est inchangée et reste à la charge de
l’entreprise. La demande de formation revient au
salarié dans le cadre du plan de formation de
l’entreprise.
Salarié bénéficiaire d’un congé sans solde
: Aucune rémunération n’est possible.
6. Non salarié, artisan,
agriculteur, profession libérale, commerçant
Une activité salariée ou non salariée a été
exercée durant 12 mois dont 6 consécutifs au cours
des 3 années qui précèdent l’entrée en stage
: L’état peut assurer une rémunération :
Forfait 708,59 €;/mois.
Une activité salariée ou non salariée n’a pas
été exercée durant 12 mois dont 6 consécutifs (la
période à prendre en compte est les 3 années qui
précèdent l’entrée en stage) : Si la personne a
accompli 6 mois d’activité salariée (910 heures)
au cours d’une période de 12 mois ou 12 mois (1820
heures) sur une période de 24 mois : Forfait
652,02 €;/mois. Sinon l’état rémunère en
fonction de l’âge :
• Moins de 18 ans :
-130,34 €;/mois • 18 ans à 20 ans : -310,39
€;/mois • 21 ans à 25 ans : -339,35
€;/mois • 26 ans et plus : - 401,09 €;/mois
7. Agent titulaire ou non de
l’Etat, d’une Collectivité Territoriale ou de la
fonction publique hospitalière
En congé formation ou mise en disponibilité
pour formation : les aides à la formation
professionnelle ne sont pas applicables, mais
l’administration de rattachement peut
éventuellement garantir une partie de la
rémunération : 75 % à 85 % du salaire avec
application d’un plafond et l’engagement de rester
dans l’emploi pour une durée égale à 3 fois la
durée du stage. Renseignements auprès de chaque
administration.
Fonctionnaire, Agent de la fonction publique
en disponibilité pour convenance personnelle :
aucune rémunération n’est possible. A noter
qu’une disponibilité pour convenance personnelle
peut être transformée en disponibilité pour
formation. Nota : à l’intérieur d’une période
de disponibilité pour convenance personnelle, un
agent de la fonction publique peut occuper un
emploi rémunéré. En cas de licenciement ou de fin
de contrat et s’il perçoit l’Allocation d’Aide de
Retour à l’Emploi (ARE), il bénéficie à ce titre
du dispositif d’aide de Retour à l’Emploi
Formation.
8. Mère de famille ayant eu au
moins trois enfants
Jamais travaillé ou souhaitant reprendre une
activité professionnelle : L’Etat peut assurer
la rémunération : Forfait 652,02 €;/mois.
Une activité professionnelle a été exercée
: Voir n°1 : La personne bénéficie de la
situation la plus favorable
9. Personne (femme ou homme) seule
chargée de famille
Personne (homme ou femme) veuve, divorcée,
séparée, abandonnée ou célibataire assurant seule
la charge effective et permanente d’au moins un
enfant résidant en France : L’Etat peut assurer
la rémunération : Forfait 652,02 €;/mois.
Une activité professionnelle a été exercée
: Voir n°1 : La personne bénéficie de la
situation la plus favorable.
10. Femme seule en état de
grossesse ayant effectue la déclaration de
grossesse et les examens prénataux prévus par la
loi
l’Etat peut assurer une rémunération : Forfait
652,02 €;/mois
Une activité professionnelle a été exercée :
Voir n° 1 la personne bénéficie de la situation la
plus favorable.
11. Femme divorcée, veuve, séparée
judiciairement depuis moins de trois ans
l’Etat peut assurer une rémunération : Forfait
652,02 €;/mois
Une activité professionnelle a été exercée :
Voir n° 1 la personne bénéficie de la situation la
plus favorable.
12. Handicapé ayant déjà
travaillé
La Commission Technique d’Orientation et de
Reclassement Professionnel – COTOREP – a prononcé
une reconnaissance de travailleur handicapé :
6 mois (910 heures) de travail sur une période
de 12 mois ou 12 mois (1820 heures) sur une
période de 24 mois ont été effectués depuis la
rupture du dernier contrat de travail: l’Etat
assure une rémunération de 100% du salaire
antérieur revalorisé en fonction de l’évolution du
SMIC s’il remonte à plus d’un an.
6 mois (910 heures) de travail sur une période
de 12 mois ou 12 mois (1820 heures) sur une
période de 24 mois n’ont pas été effectués depuis
la rupture du dernier contrat de travail : l’Etat
assure une rémunération : Forfait 652,02 €;/mois
13. Retraité
Le candidat a atteint l’âge de la retraite ou
bénéficie de la garantie de ressources : l’accès
au stages de l’AFPA n’est pas possible.
Le candidat est officier, sous-officier ou
bénéficiaire d’une retraite proportionnelle : à la
condition qu’il soit inscrit comme demandeur
d’emploi, une rémunération complète peut lui être
accordée s’il reçoit une retraite pleine ou
proportionnelle de la fonction publique servie en
application du code des pensions civiles et
militaires de la fonction publique.
14. Militaire en fin de
contrat
Lorsque le contrat avec l’armée (y compris en
cours de stage) cesse, la personne ne peut être
prise en charge par le régime AREF (allocation
d’Aide de Retour à l’Emploi Formation), le
ministère de la Défense ne cotisant pas aux
ASSEDIC. En effet, l’Armée gère elle-même son
propre dispositif d’Assurance Chômage et doit donc
régler des indemnités identiques à celles de
l’AREF.
15. Remarques
Différentes aides : Lorsque l’Etat assure
la rémunération à l’un des taux forfaitaires
suivants : - 130,34 €;/mois entre 16 et 18
ans - 310,39 €;/mois (18 ans à 20 ans) -
339,35 €;/mois (21 ans à 25 ans) - 401,09
€;/mois (26 ans et plus) - 652,02 €;/mois (
catégorie 2 ci-dessus uniquement : sans emploi,
non indemnisé par les Assedic) des indemnités
de transport ou d’hébergement peuvent être
attribuées. Toutes ces mesures seront
détaillées lors de l’élaboration du dossier de
rémunération, à l’entrée en stage.
Les demandeurs d’emploi ayant travaillé à
temps partiel ainsi que ceux ayant travaillé dans
une entreprise de travail temporaire doivent
justifier de 910 heures d’activité salariée au
cours d’une période de 12 mois ou de 1820 heures
au cours d’une période de 24 mois.
Les références de salaire en devises
étrangères présentées par les travailleurs
français ou étrangers ne sont pas prises en compte
pour le calcul de la rémunération.
L’activité salariée est retenue quels que
soient le type, la forme ou la nature du contrat
de travail rompu. Par exemple : contrats
d’apprentissage, de qualification, d’adaptation,
contrats emploi solidarité (CES)… Les périodes
d’essai salariées sont des périodes d’activité
contractuelles. Par contre, les activités
assimilées à des stages de formation
professionnelle ne sont pas retenues (TUC,
S.I.V.P.).
Le mode de rupture du contrat de travail est
sans incidence pour apprécier l’activité salariée.
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